Impact économique positif

Publié: 26/01/2012 dans C) Quel impact économique positif ?

Les retombées économiques liées au gaz de schiste

Dans cette première partie de notre TPE, nous étudierons les retombées économiques à la fois positives et négatives liées à la possible implantation des exploitants de gaz de schiste dans les Cévennes.

Retombées économiques positives

La hausse des prix du gaz naturel dans les années 2000 et les progrès technologiques enregistrés dans le domaine de la fracturation hydraulique et des forages horizontaux ont amélioré la rentabilité de la vente du gaz de schiste. Ses coûts de production sont généralement plus importants que pour les gisements traditionnels en raison des coûts élevés de l’extraction de ce dernier. Toutefois, ce facteur est souvent compensé par le faible risque d’échec de l’extraction.

Afin d’étudier les retombées économiques du gaz de schiste nous nous baserons sur l’exemple québécois. En effet, au Québec, le gaz de schiste est exploité depuis plusieurs dizaines d’années alors qu’il ne l’est pas encore en France.

D’une part, les retombées économiques peuvent être importantes pour l’entreprise elle-même. Selon le groupe Secor, ayant l’an dernier mené une étude sur l’exploitation du gaz de schiste au Québec, afin d’être rentables, les entreprises doivent forer un minimum de 100 puits par an. D’après eux les retombées économiques pour chaque puits s’élèveraient à 150 000$ par an. Ce montant tient compte des emplois et des redevances versées à l’état. L’extraction du gaz de schiste peut s’avérer très rentable, nous comprenons donc pourquoi, aujourd’hui, des multinationales (comme Total) s’intéressent aux Cévennes. Cependant les données relatives à la rentabilité du gaz de schiste sont à ce jour difficiles à trouver, puisque les multinationales refusent de les communiquer et les militants anti-gaz de schiste ont souvent très peu d’informations sur ce sujet.

D’autre part, l’extraction du gaz de schiste peut être un atout pour l’économie locale. En ce qui concerne le point de vue de l’emploi, un puits nécessite environ 33 salariés, mais l’extraction globale du gaz de schiste emploie également des chauffeurs routiers, des ingénieurs etc… L’extraction du gaz de schiste demande donc une main d’œuvre importante, génératrice de nouveaux emplois. En venant s’installer dans les Cévennes, par exemple, elle pourrait créer des emplois de restaurateurs, d’hôteliers… Néanmoins, tout d’abord, il faut des terrains. Ces terrains appartiennent souvent à des particuliers et les multinationales sont prêtes à débourser plusieurs milliers de dollars par mois et par hectare pour pouvoir les exploiter. Au Québec la vente et la location de terres aux entreprises gazières sont très répandues.  Il faut savoir qu’au Canada tout comme aux Etats-Unis le sous-sol appartient au propriétaire du terrain. Pour pouvoir exploiter le gaz de schiste, les multinationales envoient donc une lettre au propriétaire pour lui acheter le terrain en lui offrant une somme d’argent moindre. En effet, au Québec, le prix courant est de 9400$ par hectare, ce qui est ridicule dans les Cévennes pour un terrain exploitable d’un hectare (cependant les industriels verraient sans doute leurs prix d’achat à la hausse). Grâce à ce nouvel Eldorado beaucoup de simples paysans Canadiens ont fait fortune en vendant leurs terrains pour plusieurs millions de dollars. Cependant, il ne faut pas oublier que, pour l’instant en France, le sous-sol appartient à l’État.

Enfin l’extraction du gaz de schiste peut être un atout pour l’économie nationale.

Sur ce tableau extrait encore une fois du rapport Secor, nous pouvons remarquer les gains du gouvernement provincial Québécois liés au gaz de schiste.

Le scénario de base retenu par Secor explique que l’exploitation de 1000 puits pourrait permettre au Québec d’empocher 150 millions de dollars par an. Dans un communiqué de l’association pétrolière et gazière, on peut lire que l’implantation de 150 puits ajouterait 278 millions de dollars par an au PIB québécois.

Nous pouvons remarquer que l’avantage économique est avant tout pour l’entreprise elle-même. Cependant il ne faut pas oublier que le gaz de schiste crée une certaine indépendance énergétique et donc des dépenses énergétiques plus faibles que ce soit pour l’état ou le citoyen lambda français.

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