Introduction générale

Publié: 28/01/2012 dans A) Introduction

Bonjour,

Nous voici au commencement du blog legazdeschiste.wordpress.com, blog ayant pour but de vous présenter de manière explicite ce qu’engendrerait l’extraction du gaz de schiste sur le territoire des Cévennes.

En effet, la course à l’énergie rythme notre monde depuis plusieurs années. Après la raréfaction des combustibles fossiles  et la fin du pétrole bon marché, les projets d’exploitation du gaz de schiste voient le jour.

Le gaz de schiste, également appelé « gaz de roche mère » ou « gaz de shale », est une forme de gaz naturel extrait à partir de terrains schisteux. Il joue un rôle croissant dans l’approvisionnement en gaz de l’Amérique du Nord depuis le début du XXIème siècle. Depuis quelques années des projets d’exploitation de celui-ci se développent en Europe. Malgré que le président Sarkozy ait annoncé dans son récent discours à Alès qu’aucune exploitation du gaz de schiste par la technique de fracturation hydraulique n’aurait lieu dans le parc National des Cévennes, les doutes persistent auprès des Cévenols. Dans le parc national, non. Mais en dehors, qui sait ? Par la technique de fracturation hydraulique telle que nous la connaissons actuellement non. Mais par une autre technique, qui sait ?

Qu’engendrerait l’exploitation du gaz de schiste dans les Cévennes ?

Nous répondrons à cette problématique en étudiant les points suivants,

– Impact économique.

– Quel impact économique positif ?

– Quel impact économique négatif ?

– Impact environnemental et sanitaire.

– Quel impact écologique ?

–  Et si notre santé était mise en jeu ?

– Conclusion

(Disponible dans les catégories du blog, sur votre gauche.)

Enfin n’oubliez pas que vous pouvez également consulter les pages annexes de notre blog. (Disponible en haut : Glossaire, Qui sommes nous ?, Les Cévennes, etc etc…)

Bonne visite sur legazdeschiste.wordpress.com !

Aux USA, la production est déjà bien engagée. Le gaz de schiste représente 14 % de la production totale de gaz des Etats-Unis, avec l’intention de porter cette proportion à 45 % en 2035.

Massif central et Cévennes

En Europe de l’Ouest, deux niveaux stratigraphiques sont prometteurs : le Jurassique inférieur et le Carbonifère moyen et supérieur. En effet, que ce soit à l’affleurement ou en forage, ces niveaux de marnes et argiles silteuses sont riches en matière organique. Ils présentent donc de fortes potentialités théoriques, qui restent à confirmer ou infirmer au cas par cas d’où une nécessaire phase d’exploration avant d’envisager une éventuelle exploitation. En France, c’est le Lias marneux qui est la couche la plus prometteuse, en particulier à l’Est et au Sud-est

Des permis d’exploration (pas d’exploitation) ont été accordés en France au printemps 2010. Ces permis concernent le Sud-est.

Carte des trois permis de recherche accordés dans le sud-est de la France en 2010 auxquels s'applique le moratoire décidé le 4 février 2011

Source : owni.fr d’après les données INSEE / BEPH

Gaz de schiste – permis de recherche attribués dans le sud-est de la France

Par arrêtés datés du 1er mars 2010, le ministère en charge de l’énergie a accordé trois permis exclusifs de recherches d’hydrocarbures, sur une surface totalisant 9 672 km², dans les départements de l’Ardèche, la Drôme, le Vaucluse, le Gard, l’Hérault, l’Aveyron et la Lozère, pour des durées de 3 à 5 ans.

Les permis de recherche dans le sud-est de la France

Source : owni.fr d'après les données INSEE / BEPH

D’autres demandes de permis d’exploration seraient en cours en particulier entre Lyon, Annecy et Genève. Des échanges officiels entre président de région et ministères rappellent la prolongation du permis dit de Foix en juin 2010 et mettent en cause la procédure d’attribution des permis. La publication des permis (demandes, accords, refus) par le Bureau de l’Exploration Production des Hydrocarbures (BEPH), semble à beaucoup d’élus peu visible, bien que totalement publique. Les états des demandes et des attributions sont publiés et mis à jour mensuellement en ligne par le BEPH (bulletin BEPH mars 2010, bulletin BEPH juin 2010). Les surfaces initialement demandées pour les permis d’exploration sont exagérées dans la mesure où la législation oblige un rendu de surface après quelques années.

Périmètres des titres miniers d'hydrocarbures en Cévennes et demandes de permis de recherches (Source BEPH - juillet 2010)

Une levée de bouclier a amené le gouvernement à décider, le 4 février 2011, d’un moratoire sur les forages d’exploration impliquant de la fracturation hydraulique (les permis ne sont pas remis en cause), jusqu’au rendu des rapports finaux des missions officielles sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des hydrocarbures de roche-mère (gaz et huiles de schiste).

Manifestation anti-gaz de schiste, à Nant, le 17 avril 2011. Source DAMOURETTE/SIPA

Les trois permis exclusifs de recherche d’hydrocarbures dits de « Montélimar » (Total), »Nant » et « Villeneuve de Berg » (Schuepbach), qui avaient été accordés en mars 2010, sont abrogés le 3 octobre 2011, selon l’arrêté du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. L’arrêté d’abrogation des trois permis de recherche de gaz de schiste de Total et de l’américain Schuepbach a été publié au Journal officiel.

Ces trois permis couvraient une surface de 9 672 kilomètres carrés répartis sur sept départements dans le sud de la France: l’Ardèche, la Drôme, le Vaucluse, le Gard, l’Hérault, l’Aveyron et la Lozère, où ils avaient suscité une forte mobilisation d’opposants.

Le 4 octobre 2011, Nicolas Sarkozy a confirmé, lors d’un discours à Alès (Gard), qu’il n’y aurait « pas d’exploitation de gaz de schiste par fracturation hydraulique » dans le sud de la France, comme le gouvernement l’avait annoncé la veille.

Trois permis de recherche de gaz de schiste ont été annulés par le gouvernement
Aujourd’hui où en est-on ?
 

Gaz de schiste : où en est-on ?

Le géant pétrolier Total a déposé un recours administratif

Source : Midi Libre – mercredi 18 janvier 2012

Les retombées économiques liées au gaz de schiste

Dans cette première partie de notre TPE, nous étudierons les retombées économiques à la fois positives et négatives liées à la possible implantation des exploitants de gaz de schiste dans les Cévennes.

Retombées économiques positives

La hausse des prix du gaz naturel dans les années 2000 et les progrès technologiques enregistrés dans le domaine de la fracturation hydraulique et des forages horizontaux ont amélioré la rentabilité de la vente du gaz de schiste. Ses coûts de production sont généralement plus importants que pour les gisements traditionnels en raison des coûts élevés de l’extraction de ce dernier. Toutefois, ce facteur est souvent compensé par le faible risque d’échec de l’extraction.

Afin d’étudier les retombées économiques du gaz de schiste nous nous baserons sur l’exemple québécois. En effet, au Québec, le gaz de schiste est exploité depuis plusieurs dizaines d’années alors qu’il ne l’est pas encore en France.

D’une part, les retombées économiques peuvent être importantes pour l’entreprise elle-même. Selon le groupe Secor, ayant l’an dernier mené une étude sur l’exploitation du gaz de schiste au Québec, afin d’être rentables, les entreprises doivent forer un minimum de 100 puits par an. D’après eux les retombées économiques pour chaque puits s’élèveraient à 150 000$ par an. Ce montant tient compte des emplois et des redevances versées à l’état. L’extraction du gaz de schiste peut s’avérer très rentable, nous comprenons donc pourquoi, aujourd’hui, des multinationales (comme Total) s’intéressent aux Cévennes. Cependant les données relatives à la rentabilité du gaz de schiste sont à ce jour difficiles à trouver, puisque les multinationales refusent de les communiquer et les militants anti-gaz de schiste ont souvent très peu d’informations sur ce sujet.

D’autre part, l’extraction du gaz de schiste peut être un atout pour l’économie locale. En ce qui concerne le point de vue de l’emploi, un puits nécessite environ 33 salariés, mais l’extraction globale du gaz de schiste emploie également des chauffeurs routiers, des ingénieurs etc… L’extraction du gaz de schiste demande donc une main d’œuvre importante, génératrice de nouveaux emplois. En venant s’installer dans les Cévennes, par exemple, elle pourrait créer des emplois de restaurateurs, d’hôteliers… Néanmoins, tout d’abord, il faut des terrains. Ces terrains appartiennent souvent à des particuliers et les multinationales sont prêtes à débourser plusieurs milliers de dollars par mois et par hectare pour pouvoir les exploiter. Au Québec la vente et la location de terres aux entreprises gazières sont très répandues.  Il faut savoir qu’au Canada tout comme aux Etats-Unis le sous-sol appartient au propriétaire du terrain. Pour pouvoir exploiter le gaz de schiste, les multinationales envoient donc une lettre au propriétaire pour lui acheter le terrain en lui offrant une somme d’argent moindre. En effet, au Québec, le prix courant est de 9400$ par hectare, ce qui est ridicule dans les Cévennes pour un terrain exploitable d’un hectare (cependant les industriels verraient sans doute leurs prix d’achat à la hausse). Grâce à ce nouvel Eldorado beaucoup de simples paysans Canadiens ont fait fortune en vendant leurs terrains pour plusieurs millions de dollars. Cependant, il ne faut pas oublier que, pour l’instant en France, le sous-sol appartient à l’État.

Enfin l’extraction du gaz de schiste peut être un atout pour l’économie nationale.

Sur ce tableau extrait encore une fois du rapport Secor, nous pouvons remarquer les gains du gouvernement provincial Québécois liés au gaz de schiste.

Le scénario de base retenu par Secor explique que l’exploitation de 1000 puits pourrait permettre au Québec d’empocher 150 millions de dollars par an. Dans un communiqué de l’association pétrolière et gazière, on peut lire que l’implantation de 150 puits ajouterait 278 millions de dollars par an au PIB québécois.

Nous pouvons remarquer que l’avantage économique est avant tout pour l’entreprise elle-même. Cependant il ne faut pas oublier que le gaz de schiste crée une certaine indépendance énergétique et donc des dépenses énergétiques plus faibles que ce soit pour l’état ou le citoyen lambda français.

Bien que l’exploitation du gaz de schiste dans les Cévennes pourrait engendrer un impact économique positif celui-ci pourrait également être assimilé à une forte perte économique. En effet, l’agriculture, la sylviculture ou encore le tourisme font partie des activités économiques principales des Cévennes. L’implantation du gaz de schiste détruirait le rendement économique d’une partie de ces activités.

Afin de réaliser cette étude nous pouvons nous positionner par rapport aux chiffres émis sur le site du Parc national des Cévennes. Chiffres nous donnant une vision d’ensemble de l’activité économique des Cévennes.

Tout d’abord, le tourisme. En effet le tourisme a une place importante dans l’activité économique des Cévennes. Il s’agit de la première activité économique des Cévennes. Il y aurait plus d’un millier d’entreprises, comprenant un emploi sur trois. De nombreux gîtes, hôtels, restaurants, musées subsistant essentiellement grâce à l’activité touristique ont vu le jour ces dernières années dans les Cévennes.

Si le tourisme est un atout pour les Cévennes, c’est avant tout car les Cévenols ont su au fil des années préserver leur territoire et en faire une terre où la nature côtoie le tourisme. Un tourisme qui n’est pas de masse mais qui accueille un  nombre important de visiteurs chaque année, faisant vivre des milliers de Cévenols.

D ’autre part des activités telles que l’agriculture, la sylviculture ou encore l’élevage ont une place importante dans les Cévennes. Les Cévennes sont également connues pour leurs forêts ou encore leurs châtaigneraies. Les chiffres sont flous à ce sujet, étant donné qu’il est difficile de délimiter le territoire des Cévennes. Cependant nous pouvons être sûrs d’une chose, la demande de bois « made in France » est de plus en plus forte. L’agriculture biologique se développe de plus en plus. Les élevages présents dans les Cévennes ne sont pas ceux d’entreprises vendant leurs produits à la grande distribution mais il s’agit de paysans élevant leurs troupeaux.

Imaginez que le gaz de schiste soit extrait. Sur cette photo prise au Canada nous pouvons apercevoir un forage type.

Pas très esthétique pour les touristes souhaitant prendre du repos dans les Cévennes.

Pas très pratique pour l’agriculteur souhaitant faire du bio et pour le bucheron souhaitant exporter son bois.

De plus sur cette photo nous pouvons aperçevoir les bassins dans lesquels sont entreposés les produits chimiques qui ne peuvent pas être traités.

Malgré les mesures prises par les entreprises gazières, des problèmes liés à ces bassins voient régulièrement le jour.  Par exemple des oiseaux peuvent se contaminer à l’intérieur, ce qui perturbe la faune et nécessite un futur investissement pour le repeuplement. Nous savons aussi que des infiltrations dues à l’exploitation du gaz de schiste se produisent d’où la nécessité d’investir afin de mettre en place des traitements biologiques.

Chaque fracturation demande entre 7 et 15 millions de litres d’eau. D’une part il faut trouver cette eau. D’autre part pour transporter cela il faut de nouvelles routes plus larges afin que des camions citernes puissent circuler.

L’exploitation du gaz de schiste peut également poser des problèmes chez le particulier. Regardez cette vidéo qui a fait le tour du monde, cette vidéo est extraite du film Gasland : http://www.youtube.com/watch?v=JcQxNzA7vC8

L’extraction du gaz de schiste pourrait donc aussi demander d’importants investissements aux collectivités locales.

Malgré que le gaz de schiste puisse générer des emplois ou apporter un revenu à l’Etat français, il peut également détruire des emplois en détruisant une économie locale mais aussi causer un déficit aux autorités locales.

Quels sont les risques de l’exploitation du gaz de schiste pour l’environnement ?

L’exploitation des gaz de schiste a deux conséquences potentiellement majeures pour l’environnement :

  • La première est mondiale, la consommation de gaz participant à l’effet de serre et donc aux changements climatiques. L’effet varie suivant l’énergie à laquelle elle se substitue.
  • La seconde conséquence est locale avec notamment des risques de pollution des nappes souterraines par manque d’étanchéité des forages et de pollution des sols (en cas de fuites des canalisations).

La consommation d’eau est élevée (15 000 à 20 000 m3 par puits).

L’implantation des machines à forer et des installations peut émettre du bruit et avoir un impact important sur les paysages.

Source : enerzine.com

Le gaz de schiste est extrait avec de l’eau mélangée à divers et très nombreux produits chimiques que l’on ne peut lui retirer.

Cette eau n’est pas réutilisée d’un forage à l’autre (ou très rarement même si au Québec, les ministères des Ressources naturelles et de l’Environnement disent que 50 % de l’ensemble des eaux injectées sont réutilisables) et est laissée à l’air libre.

L’eau donc s’évapore et retombe sous forme de pluie sur les terres où est cultivé ce que l’on mange, ou elle reste dans l’air que l’on respire.

L’impact peut donc être directement lié au sol et donc aux nappes phréatiques à cause des nombreux produits chimiques utilisés pour l’extraction de celui-ci. Par exemple, le 2-Butoxyéthanol (Butyl glycol), connu pour les risques de destruction des globules rouges ou de dommages à la moelle osseuse est utilisé au Texas pour l’extraction du gaz de schiste.

De plus certains bassins stockent l’eau usagée, il se peut que des oiseaux se noient dedans, cela peut perturber l’écosystème local.

Enfin la pollution peut se situer au niveau de l’air ; en effet lors de différents relevés effectués non loin des sites d’exploitations au Canada, il s’est avéré que la concentration en polluants soit anormalement haute. Les particules fines sont en majorité émises par les équipements nécessaires à l’activité gazière, tel que les véhicules lourds utilisés pour creuser, ceux employés pour transporter l’eau et les diverses substances requises pour la facturation de même que les pompes et compresseurs utilisés lors du forage.

Ces émissions sont dues à l’utilisation par ces différents équipements de combustibles fossiles tels que le diesel.

Les effets à long terme font débat entre ce que disent les anti-gaz de schiste et les exploitants.

L’extraction du gaz de schiste crée des impacts négatifs pour la santé liés notamment aux impacts écologiques.

En effet, la pollution de l’air et de l’eau précédemment expliquée dans la partie sur l’impact écologique comporte de nombreux risques pour notre santé.

L’eau que nous buvons provient des nappes phréatiques où l’eau déjà polluée par les produits agricoles, industriels et médicaux se retrouvent polluée, de plus, par les produits toxiques mêlés à cette dernière durant l’extraction du gaz de schiste. Tout ceci a un impact sur la qualité même de l’eau que nous buvons chaque jour.

Dans le film Gasland, lorsque l’homme allume son briquet près de l’eau coulant de son robinet, celle-ci prend feu, prouvant la présence de substances chimiques inflammables et dangereuses dans cette eau.

Pour découvrir un extrait du film Gasland qui relate les problèmes de santé de certains américains dus aux exploitations du gaz de schiste

cliquer sur ce lien  Gasland : passage sur la santé

Aux Etats-Unis, des puits contaminés ont du être fermés car l’eau était trop impropre à la consommation. Ces eaux sont interdites à la consommation depuis août 2010.

Dans ces eaux on pouvait retrouver des substances hautement cancérigènes telles que le 2-butoxyéthanol. On y trouve aussi de l’arsenic, du cuivre et d’autres métaux.

Dans la liste élaborée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC, Lyon, janvier 2011), émanation de l’Organisation Nationale de la Santé (OMS), on arrive à comptabiliser 10 cancérogènes pour l’Homme (comme le benzène), avec en plus 9 composés cancérogènes chez l’animal et suspectés d’être cancérogènes chez l’Homme, mais dont l’implication dans le cancer humain n’est pas actuellement établi avec certitude, dans les mélanges chimiques servant à l’extraction du gaz de schiste.

Nous pouvons noter que chez certaines personnes travaillant dans les sites d’exploitations, une exposition aux particules fines à été associé a des symptômes respiratoires, à la baisse des fonctions pulmonaires, à l’augmentation d’hospitalisations pour problèmes respiratoires, une altération du rythme cardiaque chez certains individus.

Enfin les effets à long terme pour la population locale peuvent être un développement de l’asthme chez l’enfant, ainsi qu’une augmentation des maladies cardiopulmonaire.

Les effets de l’exploitation du gaz de schiste sur la santé peuvent être graves, que ce soit sur les travailleurs ou les populations locales. 

Conclusion

Publié: 26/01/2012 dans G) Conclusion

Nous voilà arrivés à la fin de notre TPE.

Nous tirons comme conclusion de celui-ci :

A l’heure où les énergies renouvelables rencontrent un vif succès, le débat sur le gaz de schiste est lancé. Malgré les avantages, cette solution énergétique est confrontée à de multiples contestations. Par le biais de ce blog nous avons pu constater que l’extraction du gaz de schiste dans les Cévennes pourrait avoir un impact positif et négatif. A vous lecteur de vous forger un avis sur la question.

Dans ce contexte Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, a garanti qu’aucune autorisation de travaux ne sera donnée avant la publication des résultats d’une mission chargée d’évaluer les enjeux environnementaux de l’exploitation du gaz de schiste. Économiquement il est encore trop tôt pour savoir a quel point l’exploitation du gaz de schiste sera favorable à la France, c’est le rapport de la mission CGIET-CGEDD qui évaluera l’impact économique et écologique. Il est cependant certain que l’exploitation permettra à la France de devenir moins dépendante des pays producteurs de pétrole en s’assurant une ressource interne au pays, mais à quel prix ?

A l’heure actuelle, de nombreuses questions demeurent et devront trouver des réponses : Faut-il exploiter les gaz de schiste ? Et si oui, comment ? Selon quelles conditions ? Par qui ? … Aujourd’hui les collectifs Français anti gaz de schiste s’allient avec les collectifs d’autres pays (Canada par exemple) afin que ce cette cause soit répandue aux quatre coins du globe.